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01 mai 2021

Focus sur Michel Votchel



Michel Votchel

[михаил вотчель]


né le 16/12/1900,

Grintal [гринталь]

baptisé le 17/12/1900,

Grintal [гринталь]


parrain : Michel Knorr

[михаил кноррь]

marraine  : Élisabeth Votchel

[елизабета вотчель]

décédé le 08/06/1940,

Rigny-St-Martin


Ci-dessus, l'acte de baptême de Michel, dont voici, ci-dessous, la transcription.



число

когда, гдѣ, кто и кѣть: одною ли водою или совсѣми обрядами таинства окрещенъ.


Кто были по имени, прозванію воспріемники ири Св. Крещеніики кто присутствовалъ.


№

рож

денія

креще-нія

1900

173

16

17

Тысяча девятьсотаго года декабрія семьнадцатаіо дня въ Гринтальской Р.К. церкви окрещень младенець по имени Михаил, викарньимь экспозитомь священникомь Михаиломь Фауть сь совершеніемь всѣхь обрядовъ Тайнстви

Пос-собет. с. Гринталь Д. обл. Михаила Вочель и Екатарина урожд. Шекь законныхь супруговь сынь родшійся тысяча девятьсоть перваго года декабря шестьнадцатое  дня вь Гринтальскомь Р. К. викаріатѣ

Восиріемисками присвятомь крещеній были: Михаил Кноррь и Елизабета Вотчель.


Évidemment, il y a sûrement des erreurs : je ne parle pas russe. Je sais le lire un peu, mais l'écriture cursive, à plus forte raison dans un acte de 1900, me pose de grandes difficultés.
Si un russophone lit cette page, ses commentaires seront les bienvenus !

Michel est l'arrière-grand-père de ma cousine Natalia.
Il a épousé à Corbeilles-en-Gâtinais, le 6 février 1925, Katarzyna Tokarz, la sœur de mon arrière-grand-mère, Maria.



Józef

Tokarz

1875-1943

Karolina Nabrzyska

1875-1947

михаил

вотчель

1868-?

катерина

шекь

1869-1921





































Jan Chmielowiec

1895-1982

Maria Tokarz

1902-1984

Katarzyna Tokarz

1906-1992

михаил вотчель

1900-1940









































André

1918-1971

Hélène

1927-1993

Sophie

1930-

Kazmierz

1929-2008

Eugène

1926-1991

Emilia

1928-


























Jacques

1951-



Wanda

1955-



















Vincent

1982-



Natalia

1988-






Il est né à Grintal, une colonie allemande située en Ukraine, alors territoire russe. Repatisée, la ville s'appelle aujourd'hui Michurine [Мічуріне], située dans l'Oblast de Donetsk.

Il arrive en France en 1924, en provenance de Belgrade avec un laissé-passé d'une validité de trois mois.


De son mariage avec Katarzyna naissent trois enfants : Eugène, né à Corbeilles, Emilia, née à Zbydniów et Sophie, née à Corbeilles.

L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) conserve quelques documents à son sujet, notamment de la correspondance dans laquelle il demande un justificatif de naissance et de nationalité en vue d'effectuer une demande de naturalisation en 1933.

Katarzyna, avec ses trois enfants, retourne à Zbydniów, pour des raisons de santé. L'air y serait meilleur pour sa santé.

La légende familiale dit que Michel apprendrait que sa femme et ses enfants seraient morts en Pologne, et que, seul, il s'engage au début de la guerre.
Sa famille est pourtant bien vivante, en Pologne.

Engagé volontaire à Orléans en 1939 dans la Légion étrangère, sous le matricule 216, il est incorporé au 11e régiment étranger d'infanterie en tant que soldat de 2e classe.
Les documents militaires le disent né à Rostov, soit Rostov-sur-le-Don, [Ростов-на-Дону], oblast de Rostov, en Russie.

Il meurt le 8 juin 1940 à Rigny-Saint-Martin dans la Meuse et est inhumé au dit lieu le 21 avril 1941, tombe 14.
Son corps sera restitué à la famille le 5 juin 1950 pour être inhumé dans le cimetière de Corbeilles-en-Gâtinais.

La vie de Michel est entourée de mystères, et moi j'aime bien les mystères.
J'aime surtout les résoudre, alors je fais quelques recherches pour ma cousine. Le fait que Michel ait vécu et soit mort en France me facilite un peu la tâche.

Le dossier que j'ai reçu du Service historique de la Défense mentionne, au sujet de son décès, un succession et un testament.
Voilà des documents à chercher qui pourront peut-être apporter un peu d'eau à mon moulin.


Du côté russe/ukrainien, je me mêle aussi des recherches de Natalia, mais je souhaite vraiment l'aider.

Elle m'assiste énormément dans mes recherches, notamment en Pologne, en raison de ma faible maîtrise de la langue.

Alors si je peux faire quelque chose en retour... J'ai donc décidé de dépouiller, partiellement au moins, les registres de baptêmes de Grintal, la ville d'origine de Michel.

Je me concentre dans mon tableau sur les actes mentionnant les familles Votchel, Scheck et Knorr.

Les recherches sont limitées. En effet, les actes de mariages et sépultures de Grintal sont lacunaires. J'espère donc pouvoir faire des recoupements via les informations trouvées dans les actes de baptêmes.

Trois registres numérisés sont consultables sur le site Familysearch : 1899-1904, 1906-1918 et 1919-1922.

Je complèterai les tableaux au fur et à mesure.

http://www.cassismoutarde.eu/p/baptemes-de-grintal-1899-1904.html




26 novembre 2020

Un soldat polonais : Edward Zieliński

Édouard. Edward en Polonais.

Je sais qui il est depuis l'été 2019, mais avant cela, j'ai cherché, pendant plus de dix ans, à trouver son identité.

Plutôt que de donner la solution tout de suite, je vais vous présenter mes théories, quelques recherches ainsi que le petit cheminement qui m'a amené à la réponse tant attendue.


Cette photo est issue des archives de ma grand-tante. Le problème, c'est que personne dans la famille ne sait qui est ce jeune homme et comment il peut être lié à la famille.
 
Seule certitude, il s'appelle Edward Zieliński.

Une réponse possible, et je ne l'aime pas : il n'est pas de la famille. Peut-être un fils d'amis qui aurait envoyé sa photo, ou un filleul.

Autre réponse : le lien de parenté est assez lointain et les contemporains ne le connaissent pas, ce qui laisse une marge importante de recherches. Toutefois, considérant que ma famille en Pologne vient d'un périmètre géographique assez restreint, les chances de trouver des informations augmentent.

Son uniforme est celui d'un lancier polonais.
 
A cours de mes premières recherches dans les archives de la paroisse à Zaleszany, je suis tombé sur cette publication de bans datant de 1951 :

Cet acte nous apprend qu'Edward est né le 26 décembre 1929 à Lens, Pas-de-Calais, et qu'il y a été baptisé.
La mairie de Lens n'a malheureusement pas d'Edward Zieliński dans ses registres et les archives de l'archevêché n'ont pas voulu effectuer de recherches car l'acte date d'il y a moins de cent ans.


Antoni Zieliński 
Stanisława Skara
Katarzyna Bulira
|____________________|
|
|
|
Edward Zieliński
Filipina Bulira

|___________________________________|



Parmi les recherches effectuées dans les registres, aucun nom de cet arbre ne me rappelle un membre de ma famille déjà identifié.

Pas de façon raisonnable, en tout cas. En effet, il y a bien un Antoni Zieliński dans mon arbre, mais il est né il y a bien trop longtemps pour qu'il soit possible d'avoir une photo de son fils.

Bref, une voie sans issue encore une fois.

Jusqu'à l'été dernier.

Tout d'abord, au cours de mes vacances chez mes cousin, j'ai profité du séjour pour retourner au cimetière, faire le tour des tombes. Là, j'ai trouvé la tombe ci-dessous, celle d'Edward
Zieliński. Son année de naissance et le fait qu'il soit soldat, coïncident avec la photo qui traine dans mes archives depuis tant d'années.

L'acte de baptême d'Edward m'apprend alors qu'il est le petit-fils de Jan Zieliński et Agnieszka Sickiera. Agnieszka est, elle, la petite fille de Maciej Chmielowiec, mon ancêtre direct.

Je ressens là un petit malaise. J'ai en effet les copies de ce registre paroissial depuis 2014 et je suis passé à côte de cet acte...

L'étau se resserre, mais, je ne sais toujours pas si le jeune homme de la photo est le même que celui du cimetière.

Ce séjour en Pologne est aussi l'occasion pour moi de faire connaissance avec des cousins avec lesquels je n'étais en contact que par correspondance.

Enfin, presque. La cousine avec laquelle je corresponds, Maria, se trouve être en vacances à l'étranger. Mais une de ses sœurs, Lucyna, accepte de me rencontrer. Il se trouve que ma cousine, Natalia, chez qui je séjourne connaît un des fils de Maria, et la rencontre s'organise par leur intermédiaire.

Je suis comme, à chaque fois, très bien accueilli, avec enthousiasme et curiosité. Mon polonais étant basique, Natalia m'accompagne pour faciliter la mise en contact et les échanges. Après quelques présentations, nous en arrivons à un moment que j'attends toujours dans ces situations : regarder les vieilles photos de famille.

Lucyna me montre son album photo. Il est rempli de trésors qui me permettent des visages sur beaucoup de noms qui sont déjà dans notre arbre généalogique. J'en profite pour prendre des notes, lui apprendre quelques informations sur ses cousins, et elle, complète également les informations manquantes.

Nous arrivons finalement sur cette photo de soldats, sur laquelle elle passe très vite, en me disant qu'elle ne sait pas qui c'est. Je l'arrête ! Car moi, j'ai bien une petite idée, puisqu'il se trouve que j'ai en ma possession une photo similaire : le fameux Edward ! Ici en compagnie d'un autre soldat, tous deux de très jeunes hommes.

Cette fois, le mystère est bien résolu. Mon soldat assis est enfin identifié.

Il n'est pas facile de trouver des informations complémentaires sur les militaires, comme c'est le cas en France. On n'accède pas aux archives en Pologne, comme on peut le faire en France. Mais sa tombe me renseigne tout de même : Edward est décédé à Dortmund, à l'âge de 19 ans après avoir été envoyé au travail forcé.

20 octobre 2017

Bourdon & Brunet

Retour dans l'Ain pour continuer la présentation des arrière-arrière-grands-parents.


Avant dernier enfant d'une fratrie de six, Nicolas est le fils de Joseph Bourdon et Jeanne Marie Bellay, né le 4 juin 1849 à Chavannes-Sur-Reyssouze. Ils habitent le hameau de Moulfier, que l'on peut voir ci-dessous sur le plan du cadastre napoléonien.
 
© archives de l'Ain

© archives de l'Ain
 
Comme pour la moitié de mes trisaïeux (c'est quand même carrément moins long qu'arrière-arrière grands-parents), je n'ai pas de photo de Nicolas. Sa fiche matricule me renseigne un peu sur son apparence physique : cheveux et sourcils châtain clair, yeux bleus, front haut, nez épaté, bouche moyenne, menton rond, visage ovale et teint clair.


Le devoir militaire a clairement eu un fort impact sur sa vie, et l'a rythmée, une alternance de périodes vouées à l'armée et de périodes dédiées à sa vie privée, jusqu'à sa libération définitive du service en 1895.
Personne aujourd'hui ne peut me parler de lui. Sa vie privée, je n'en connais que ce que les actes veulent bien me dire, et se résumera ici par son travail, son mariage, ses enfants. Et des enfants, il en eus.
Quatorze.
Les trois premiers n'ont pas vécu. Deux sont morts le jour de leur naissance. Le troisième en bas âge. Les trois autres filles nées de Nicolas et Jeanne Marie n'ont pas vécu non plus. Nicolas se retrouve donc avec neuf garçons. Et qui dit garçon, dit guerre, qui ne va pas sans son lot de pertes.

Bien évidemment, ces enfants, il ne les aurait pas eus sans son épouse Jeanne Marie Brunet.
Née le 22 mai 1859 à Saint-Bégnigne, commune voisine de Chavannes, elle est la fille de Claude François et de Marie Reine Granger, tous deux cultivateurs dans la dite commune.
Voir photos en fin de post.
 



Claude François Bourdon
° 17 janvier 1876
† 17 janvier 1876
Marie Judith Bourdon
° 26 février 1877
† 28 février 1877
Claude François Bourdon
° 28 décembre 1877
† 11 avril 1878
Marie Joséphine Bourdon
° 16 janvier 1879
† 1er juin 1882

Pierre Joseph Bourdon
° 31 décembre 1880
† 17 mars 1959
Il épouse « Marie » Claudine Josephte Jacqueroux en 1907. Pas d'enfants connus.

Je ne trouve pas sa fiche matricule.
Claude Joseph Bourdon
° 3 novembre 1882, Saint-Bénigne
† 2 avril 1956, Arbigny, Ain
Les cheveux et les sourcils châtain, Claude Joseph avait les yeux gris, le front ordinaire, le nez et la bouche moyens, le visage ovale avec un menton à fossette et mesurait 1,69 m..
Jamais marié, il est décédé sans avoir eu d'enfants.

Eugène Claude Joseph Bourdon
° 3 septembre 1884
† 23 octobre 1914
Le 21 novembre 1908, il épouse Marie Rosalie Angélina Chevret avec qui il a eu deux enfants : Claude Joseph « Eugène » Auguste et « Anna » Élisa Bourdon.

Eugène était châtain aux yeux bleus, il avait le nez fort, le front ordinaire, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il mesurait 1,66 m..

À compter du 9 octobre 1905, il est incorporé au 23e Régiment d'Infanterie. Il effectue deux périodes d'exercices en 1910 et en 1912 et participe à la campagne contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 22 novembre 1914. Il décède de maladie à Lunéville, à l'hôpital 102.

Sa fiche matricule nous apprend également qu'au 18 janvier 1914 il résidait à Saint-Albain, en Saône-et-Loire.

« Auguste » Célestin Bourdon
° 9 septembre 1886
† 15 septembre 1972, Péronne
Son mariage avec Jeanne Danancher est célébré le 12 juin 1919 et il lui naîtra trois filles : Marie-Louise, « Renée » Marie Augustine et Josiane Bourdon.

Je ne trouve pas sa fiche matricule.

Jules Michel Bourdon
° 30 septembre 1888
† 26 décembre 1918

Jules est brun (cheveux et sourcils) aux châtain. Il a le front ordinaire, le nez pointu et le bouche moyenne, le visage ovale avec un menton à fossette et mesure 1,59 m..

Il incorpore le 133e R.I. le 7 8bre 1909 comme soldat de 2e classe et passe en 1ère classe le 9 9bre 1910. Envoyé dans la disponibilité le 21 7bre 1911, un certificat de bonne conduite lui est accordé puis, il passe dans la réserve de l'armée active le 1er octobre 1911. Il est rappelé à l'activité à la Mobilisation le 2 août 1914 au 133e R.I. et incorporé le dit jour. Gravement blessé le 10,  une balle lui broie le bras gauche dont il sera amputé (cf JORF du 26/05/1915).

Il épouse Marie Louise Noblet le 11 7bre 1915 à Péronne (S-&-L).

« Philippe » Pierre Marie Bourdon
° 6 octobre 1890 à Saint-Bénigne
† 27 août 1911 à Mecheyda

Brun aux yeux bleus, il avait le visage ovale, le nez droit, le front ordinaire, la bouche moyenne et le menton rond.
Il mesurait 1,60 m..

Engagé volontaire pour cinq ans le 22 juin 1910 à la mairie de Bourg(-en-Bresse) au titre du 3e régiment de Chasseurs d'Afrique, il arrive au corps le 28 juin 1910 et décède le 27 août 1911 à Mechedya, Maroc (je ne suis pas capable de localiser cette ville) de la fièvre typhoïde.
Marie Marguerite Bourdon
(26/03/1892 - 06/04/1892)

« Claude » Marie Bourdon
° 9 avril 1893, Saint-Bénigne
† 20 janvier 1944, Dijon

Châtain aux yeux bleus, Claude a le front haut, le nez long, le visage rond et une fossette au menton. Il mesure 1,61 m..

Marié à Marie « Félicie » Guyennon à Saint-Bénigne le 19 9bre 1919 avec qui il aura quatre enfants : Yvonne (1920-2016), Paul (1924-1994), Roger (1927-1984) et Armelle (1932-).

Un article plus complet sera consacré à mon pépé Claude.

Claude « Camille » Bourdon
° 31 mars 1896 à Saint-Bénigne
† 11 janvier 1963 à Mâcon

 Camille a les cheveux châtain et les yeux gris, le front large, le rez rectiligne et le visage rond. Il mesure 1,56 m..

Classe de 1916, il est incorporé en 1915, le 9 avril, et arrive au corps le 10.
Marié le 19 novembre 1919 à Saint-Bénigne avec Marie Rosalie « Lucie » Prabel.


Décédé en 1917, Nicolas est parti jeune et n'a pas eu le temps de voir le mariage de tous ses enfants. Enfin, ceux qui ont survécu.
Notamment mon arrière grand-père, Claude Joseph, marié en 1919, le même jour que son frère Camille, le 19 novembre, ainsi que celui d'Auguste Célestin le 12 juin de la même année.






Pour terminer
Voici la seule photo en ma possession de Jeanne Marie Brunet, épouse de Nicolas Bourdon.
° 22 mai 1859, Saint-Bénigne (Ain)
† 17 décembre 194, Saint-Bénigne (Ain)

 

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